Les violences islamistes ont fait une soixantaine de morts en Algérie, près de deux fois plus qu'en 2006, durant le mois de ramadan 2007, mais bien en dessous du "pic" de 300 tués en moyenne atteint durant les années 1994-98
Ce ramadan, qui se termine jeudi ou vendredi, avait été précédé par deux attentats-suicides à Batna (6 septembre, 22 morts) et Dellys (8 septembre, 30 morts), revendiqués par la Branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (BAQMI, ex-GSPC), qui ont ravivé la psychose d'une reprise des violences urbaines.
Le calme relatif du ramadan 2007 est dû à une mobilisation des forces de sécurité, qui ont multiplié les barrages de contrôle fixes et mobiles dans les villes et sur les routes et pris l'initiative de vastes ratissages dans les maquis, notamment en Kabylie, dernier bastion des islamistes.