L'ONU et l'Union africaine ont affirmé dimanche qu'il n'était pas question d'interrompre le processus de paix au Darfour, région soudanaise en guerre civile, amorcé selon eux à Syrte, malgré la demande de suspension des pourparlers de la part des rebelles présents.
"Je refuse de dire que le processus de paix est interrompu. Le train a quitté la gare pour prendre le chemin de la paix", a déclaré l'envoyé spécial de l'ONU pour le Darfour, Jan Eliasson, à l'issue de la séance plénière.
"La question est maintenant celle des passagers qui prendront le train. Nous sommes prêts à les recevoir", a-t-il dit lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue de l'UA Salem Ahmed Salem.
Il faisait allusion aux mouvements rebelles qui ont boycotté les pourparlers de Syrte engagés samedi, une absence qui a semblé tuer dans l'oeuf leurs chances de succès.
Il a précisé que des concertations bilatérales allaient se poursuivre lundi à huis clos, entre les médiateurs, les mouvements rebelles et le gouvernement soudanais.