L’ancien ministre d’Etat à l’Intérieur, Driss Basri, est décédé, hier lundi, à Paris où il vivait depuis sept ans.
Driss Basri n’est plus. Le cœur de cet ancien ministre de l’Intérieur a lâché hier, dans un hôpital, à Paris, après une longue maladie. Il est décédé à l’âge de 69 ans, laissant derrière lui un parcours controversé. Né en 1938 à Settat, la ville principale de la plaine de la Chaouia, cet homme a réussi à gravir tous les échelons de la Sûreté nationale pour devenir ministre de l’Intérieur de 1979 à 1999, date à laquelle il a été remercié par SM le Roi Mohammed VI. Nombreux étaient ceux à s’interroger comment un simple commissaire de police, préposé au service du général Dlimi, à l’ombre duquel il a vécu, ait pu gagner l’estime du regretté souverain Hassan II pour occuper, plus de vingt ans durant, le poste de ministre de l’Intérieur, ou de «super ministre», comme s’amusaient à l’appeler ses adversaires. C’est que Driss Basri a su s’imposer en maître incontesté des postes stratégiques du pays, au point d’avoir tenu sous sa poigne, et pour longtemps, deux portefeuilles très sensibles, à savoir l’Intérieur et l’Information. Cette double posture, Basri ne la doit toutefois pas au hasard.