Le prix du pétrole brut a dépassé, lundi à New York, la barre des 107 dollars puis celle des 108 dollars le baril, marquant ainsi un nouveau record absolu à 108,21 dollars
Le baril de "light sweet crude", pour livraison en avril, a également terminé la séance à un record de clôture, gagnant 2,75 dollars pour se stabiliser à 107,90 dollars, effaçant ainsi sa précédente marque de référence de 105,47 dollars, enregistrée jeudi dernier.
La même tendance à la hausse a été enregistrée à Londres, où le baril de Brent de la mer du Nord, avec 104,35 dollars, est monté également à un niveau jamais égalé.
Les analystes expliquent cette spirale haussière par la faiblesse persistante du dollar face à l'euro. Une faiblesse qui engendre des tensions inflationnistes et pousse beaucoup de fonds spéculatifs à entrer sur les marchés de matières premières, dont le prix est libellé en dollars.
Dans un contexte d'instabilité boursière et de pressions inflationnistes, le marché de l'or noir apparaît être un havre apprécié des investisseurs en quête de placements profitables.
De l'avis de nombreux analystes, cette persistance du renchérissement du prix du baril a déconnecté les cours des fondamentaux du marché. "Le pétrole continue sa progression déclenchée par le dollar et se crée une bulle spéculative qui au bout d'un moment va éclater", mais il est difficile de prévoir quand, estime un analyste du cabinet "Alaron Trading".
MAP