Trois Palestiniens ont été tués dimanche dans de nouvelles attaques israéliennes dans la bande de Gaza où 61 Palestiniens avaient trouvé la mort la veille, ont indiqué des sources médicales palestiniennes. Au moins un des Palestiniens tués était un civil, a-t-on ajouté de mêmes sources.
Les trois hommes ont été tués dans le nord de la bande de Gaza, où l'armée israélienne mène depuis samedi une opération surnommée "Hiver chaud".
Ces décès portent à 64 le nombre de Palestiniens tués depuis samedi dans la bande de Gaza lors d'une des opérations les plus meurtrières de l'armée israélienne depuis le déclenchement de l'Intifada en 2000.
Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a annoncé dimanche que l'agression terrestre lancée par l'armée israélienne dans le nord de Ghaza allait se poursuivre. "Les opérations terrestres et aériennes vont se poursuivre", a indiqué Barak lors d'une intervention à la radio publique israélienne.
Le Secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a condamné samedi, devant le Conseil de sécurité, l'offensive "excessive et disproportionnée" d'Israël à Gaza, théâtre d'une journée des plus sanglantes avec la mort de plus de 60 Palestiniens. Il a condamné également les tirs de roquettes lancés vers le sud d'Israël à partir de Gaza, en appelant à leur cessation immédiate. Au cours de cette réunion d'urgence, à l'appel du président palestinien, Mahmoud Abbas, Ban ki-moon a demandé la cessation des violences pour permettre une reprise des pourparlers de paix et l'accès des organisations humanitaires à Gaza où 1,5 million d'habitants vivent une grave crise humanitaire à cause du blocus israélien. L'Observateur de la Palestine auprès de l'ONU, M. Ryad Mansour, a, pour sa part, indiqué que cette réunion est un "cri de détresse" à l'adresse de la communauté internationale pour amener Israël à cesser son agression barbare contre les civils innocents. En riposte aux tirs de roquettes palestiniennes, l'armée israélienne mène depuis mercredi une offensive sanglante dans la bande de Gaza qui a fait près de 100 morts, principalement des civils.
Après les interventions de Ban Ki-moon, des Représentants palestinien et israélien, les Quinze ont poursuivi leurs discussions à huis clos.
Les pays arabes espèrent que le Conseil de sécurité parvienne à adopter une résolution condamnant les attaques israéliennes et réclamant un cessez-le-feu.Au nom des Etats arabes, la Libye, membre non permanent du Conseil, a soumis un projet de résolution qui "condamne fermement le meurtre de civils innocents, y compris d'enfants" par les forces israéliennes.
Le document appelle également à "un arrêt immédiat des violences, y compris les opérations militaires et les tirs de roquettes, et appelle toutes les parties au respect du cessez-le-feu". Il appelle aussi l'Etat hébreu "à se soumettre strictement aux règles du droit international, y compris celles du droit humanitaire et des droits de l'Homme, concernant les populations palestiniennes des territoires occupés".
Mahmoud Abbas décide de suspendre les négociations de paix avec Israël
Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a décidé samedi de "suspendre" les négociations de paix avec Israël à la suite de la mort de plus de 60 Palestiniens dans une série d'attaques israéliennes à Gaza, a indiqué son bureau. Suite à cette décision, le président palestinien a annulé une rencontre prévue cette semaine avec le Premier ministre israélien Ehud Olmert, selon la même source. Il a annulé également des rencontres prévues entre les équipes de négociateurs israéliens et palestiniens.
"Il est impensable que la réaction israélienne à des tirs de roquettes palestiniens, que nous condamnons, soit aussi terrible et effroyable", a déclaré auparavant M. Abbas, qui tente d'obtenir des réunions d'urgence de la Ligue arabe et du Conseil de sécurité de l'ONU.
En riposte aux tirs de roquettes palestiniennes, l'armée israélienne mène depuis mercredi une offensive sanglante dans la bande de Gaza qui a fait près de 100 morts, dont des femmes et des enfants.
Les négociations de paix israélo-palestiniennes ont été relancées, après plusieurs années d'impasse, à la fin du mois de novembre lors de la conférence d'Annapolis, aux Etats-Unis.
MAP