Les cours du pétrole ont touché mardi de nouveaux sommets, le brut léger new-yorkais ("light sweet crude") grimpant jusqu'à 101,70 dollars le baril, tandis qu'à Londres le Brent de la mer du Nord se hissait jusqu'à 100,30 dollars le baril
Ils ont ainsi dépassé leurs précédents records établis la veille, où le "light sweet crude" s'était élevé en cours de journée jusqu'à 101,43 dollars et le Brent à 100,03 dollars. Ce dernier avait dépassé ce jour-là pour la première fois la barre symbolique des 100 dollars.
Le cap des 100 dollars avait été atteint le 2 janvier par les cours du brut coté à New York, qui est plus léger et moins souffré que le Brent.
Les prix de l'or noir ont atteint des niveaux jamais vus jusque là, dans un mouvement parallèle au dollar qui est lui tombé à un plancher historiquement bas face à l'euro. L'euro a dépassé pour la première fois le seuil symbolique de 1,50 dollar, en grimpant mardi jusqu'à 1,5047 dollar puis 1,5055 dollar mercredi matin.
La glissade du billet vert stimule la demande de matières premières libellées en dollars, comme le baril de pétrole, en renforçant le pouvoir d'achat des investisseurs internationaux munis d'autres devises.
Mais les cours du brut ont également été propulsés à des sommets, selon les analystes, par une conjonction de tensions géopolitiques, au Nigeria et dans le nord de l'Irak notamment, une vague de froid aux Etats-Unis et des spéculations sur une baisse de la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).
MAP