L'ambassade demande aux Français de limiter leurs déplacements
Les ressortissants français établis ou se déplaçant en Algérie ont été appelés à limiter les déplacements et à faire preuve d'une grande vigilance, lit-on dimanche sur le site web de l'ambassade de France à Alger. Ces nouvelles consignes interviennent suite à l'attentat meurtrier au camion piégé survenu le 11 juillet à Lakhdaria à l'est d'Alger, précise l'ambassade, qui indique que les déplacements doivent se limiter aux principales zones urbaines et aux grands axes routiers, ajoutant que les déplacements par avion restent préférables.
L'ambassade déconseille également les voyages par route, sauf pour raison professionnelle, dans l'est du pays et recommande aux Français résidant en Algérie d'éviter les déplacements répétés à horaire et itinéraire constants.
Le terrorisme est sans commune mesure avec la situation qui prévalait dans les années 1990 mais demeure encore une réalité en Algérie, souligne l'ambassade, qui note que le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), qui se fait désormais appeler Al Qaïda au Maghreb islamique, reste en activité et perpètre des attentats qui font de nombreuses victimes parmi les forces de l'ordre et les civils.
En effet, il n'y a pas de doute que le GSPC a décidé de reprendre du poil de la bête notamment dans la région centre du pays. Lui, qui a fait allégeance au mouvement Al-Qaïda, a souvent fait savoir qu'il continuera la lutte armée, en rejetant l'offre de reddition en contrepartie de l'abandon des poursuites à l'encontre de ses membres, tel que stipulé dans «la charte pour la paix et la réconciliation nationale». Il prend pour cible essentiellement la garde communale, maillon faible des forces de sécurité, créée à la hâte pour apporter un soutien local, et qui est mal armée et peu entraînée.
MAP-LE MATIN