La deuxième réunion du comité de suivi issu du conseil de la négociation collective s'est tenue jeudi à Rabat sous la présidence du ministre de l'emploi et de la formation professionnelle, M. Jamal Rhmani, en présence de centrales syndicales et de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM).
Selon un communiqué du ministère de l'emploi et de la formation professionnelle, cette réunion a été l'occasion pour enrichir le rapport d'inventaire annuel et faire des propositions à même de promouvoir la négociation collective en général et le droit contractuel en particulier, en perspective à la prochaine réunion du conseil de la négociation collective.
M. Rhmani a estimé que le dialogue social est l'un des moyens d'ancrer la démocratie sociale, d'aider à l'amélioration des relations de travail, de réaliser la paix et la stabilité sociales appuyant ainsi le développement socioéconomique.
Il a d'autre part invité les partenaires sociaux à fournir davantage d'efforts afin de moderniser le droit contractuel de manière à ce que l'on puisse faire face aux répercussions négatives des changements économiques et sociaux, et instaurer les bases de paix sociales au sein des différentes unités de production, ajoute la même source.
Le ministre, a en outre, indiqué que le dialogue social au Maroc a connu un tournant important depuis le milieu des années 90, notamment à travers la signature de trois conventions collectives importantes, avec la participation du gouvernement et des partenaires sociaux, ayant eu un impact direct et positif sur l'amélioration des conditions matérielles et sociales des travailleurs.
Il a ajouté que le dialogue social au Maroc a porté sur plusieurs questions en particulier, les salaires, la couverture médicale, le logement social ou encore le renforcement des droits et libertés syndicales tout en modernisant plusieurs textes du droit social et des libertés publiques, citant dans ce sens la promulgation du code du travail qui a apporté de nouveaux instruments légaux de nature à améliorer la relation de travail.
En dépit de l'institutionnalisation de la négociation collective, la pratique montre que le recours à la négociation ne se fait qu'a l'occasion de conflits collectifs, ce qui explique le nombre réduit des conventions collectives qui ne dépasse pas 40 conventions dont sept ayant été conclues après l'entrée en vigueur du code du travail, a précisé M. Rhmani.
Le nombre de protocoles additionnels aux dites conventions a atteint, au titre des neufs premiers mois de 2007, un total de 209 protocoles d'accord, a-t-il ajouté.
Le conseil de la négociation collective, qui est un organe prévu par le code du travail, a tenu sa première réunion le 9 mai 2007 en réponse à la demande des partenaires sociaux et au besoin d'améliorer la relation de travail au Maroc, indique-t-on de même source.
MAP