La grossesse n’a rien d’une maladie, mais c’est un changement biologique et anatomique qui bouleverse les besoins nutritionnels de la future maman. Bref, ce n’est pas le moment de se lancer dans un régime ! Et encore moins de manger ou de boire n’importe quoi.
Pour commencer, proscrire l’alcool ! Le rôle de ce dernier, même à très faible dose, est aujourd’hui largement prouvé dans l’apparition du Syndrome d’alcoolisation fœtale. Lequel frappe chaque année dans beaucoup de pays développés où l’alcool est consommé librement, plus de 3 enfants sur 1 000. N’abusez pas non plus du café : au maximum 2 tasses par jour.
Pendant que vous vous préparez pour l’heureux événement, il est indispensable que vous adoptiez une alimentation « diversifiée, équilibrée et suffisante » :
• Viandes, poissons, œufs apportent des protéines et du fer. Leur consommation doit être quotidienne ;
• Les produits laitiers, c’est du calcium et des protéines. Mais ce sont aussi … des lipides. Consommez-en régulièrement mais sans abus, et privilégiez les produits allégés ou écrémés ;
• Les sucres lents des féculents sont le principal « carburant » du fœtus. Mangez-en au moins une fois par jour;
• Fruits et légumes procurent des sucres rapides, des vitamines et des minéraux. Leurs fibres maintiennent le transit intestinal. Cinq par jour au moins, comme toujours…
• Les lipides enfin sont indispensables. A l’enfant, pour son cerveau en formation, mais aussi à la mère. Encore une fois, ce n’est pas une raison pour en abuser : ils ne doivent pas représenter plus de 30% de la ration énergétique.
Bien équilibrée et diversifiée, l’alimentation devrait répondre à vos besoins. Veillez cependant aux apports en iode, en fer, en acide folique (ou vitamine B9), en calcium et en vitamine D. En cas de doute, parlez-en avec votre médecin.
MAP