Certaines cellules pourraient jouer un rôle dans l'apparition du diabète de type 1, affirment des chercheurs de l'Université McGill, à Montréal.
Leurs travaux montrent en effet que certains lymphocytes T, qui régulent les réactions auto-immunes de l'organisme, perdraient de leur efficacité et deviendraient paresseux avec le temps.
Ce ralentissement déclencherait le diabète de type 1 chez certaines personnes.
Pour en arriver à cette conclusion, l'équipe du Pr Ciriaco Piccirillo a utilisé des souris diabétiques non obèses modifiées génétiquement pour reproduire le diabète humain.
Dans cette maladie également appelée diabète sucré, des cellules des îlots produisant de l'insuline dans le pancréas sont attaquées et détruites par le propre système immunitaire du corps.
Les personnes atteintes doivent alors s'injecter de l'insuline sur une base régulière.
Elles sont également exposées à un risque de développer certains autres problèmes de santé, comme la cécité, et des problèmes cardiaques.
Les mécanismes génétiques et cellulaires par lesquels le système immunitaire se dérègle et détruit les îlots ont été une énigme et un sujet de grand intérêt au cours des dernières décennies, a dit le Pr Ciriaco Piccirillo.
Les présents résultats confirment ce que les chercheurs postulaient depuis quelques années: les lymphocytes T non fonctionnels jouent un rôle déterminant de la maladie.
Les chercheurs estiment qu'il est probable que certaines prédispositions génétiques, combinées à des facteurs environnementaux et à des infections, puissent altérer la fonction des lymphocytes T régulateurs chez des personnes sensibles et déclencher une réaction auto-immune diabétique généralisée dans le pancréas.
Le Pr Piccirillo estime que cette découverte élucide non seulement le mécanisme par lequel le diabète de type 1 est déclenché, mais elle montre aussi la voie pour le développement de nouvelles thérapies axées sur le système immunitaire pour une diversité de maladies.
Le chercheur pense que ces cellules régulatrices pourraient servir d'interrupteur principal. En comprenant mieux leur fonctionnement, il pense qu'il sera possible d'arrêter la maladie.
Les résultats complets de cette étude sont publiés dans le journal Diabetes.
Au Canada, environ deux millions de personnes sont atteintes de diabète, dont 10 pc du diabète de type 1.
MAP