L'étudiante chinoise Li Li, soupçonnée d'espionnage industriel requalifié en "abus de confiance" au détriment de l'équipementier Valeo, a été condamnée mardi à Versailles à un an de prison dont deux mois ferme.
Cette peine, conforme aux réquisitions, couvre la période de détention préventive effectuée par la jeune Chinoise en 2005, soit 53 jours. Elle ne retournera donc pas en prison.
"Par ce jugement, le tribunal a estimé que les faits reprochés à Li Li allaient au-delà de la simple faute professionnelle mais que tous les reproches en matière d'espionnage industriel étaient balayés", a estimé Me Raphaël Pacouret, conseil de Li Li.
L'étudiante, aujourd'hui âgée de 24 ans, fraîchement diplômée de l'université de technologie de Compiègne (UTC), avait été mise en examen pour "abus de confiance" et "accès frauduleux à un système informatique" à la suite d'une plainte pour vol de données informatiques déposée le 26 avril 2005 par Valeo, où elle effectuait un stage.
"Je suis très déçue par ce jugement", a-t-elle confié, très émue à la sortie de l'audience. "Après tout ce que j'ai subi depuis deux ans, j'attendais une relaxe".
AFP