Des artificiers de la police turque ont désamorcé mardi, jour anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, une bombe de forte puissance placée dans un minibus garé dans un parking du centre d'Ankara, a annoncé le gouverneur de la capitale Kemal Önal.
"Le travail méticuleux des forces de police a empêché une éventuelle catastrophe (...) Je ne veux même pas penser à ce qui se serait produit si l'attentat avait été mené à terme", a déclaré aux journalistes M. Önal qui a évoqué "une grande quantité d'explosifs".
Le parking comprenant plusieurs niveaux est situé dans le quartier de Kurtulus, une zone d'habitation densément peuplée et fréquentée du centre-ville d'Ankara.
Interrogé sur une possible revendication, M. Önal a indiqué que pour l'heure il n'y en avait pas eu, sans préciser sur quelle organisation pesaient les premiers soupçons.
Il s'est seulement borné à dire que les explosifs se trouvaient à bord d'un minibus portant une fausse plaque d'immatriculation.
La police a établi un périmètre de sécurité de cinq kilomètres autour du parking, empêchant les automobilistes et les piétons d'y accéder, ont indiqué les chaînes de télévision.
Des équipes de sapeurs-pompiers et des ambulances ont également été dépêchés dans la zone qui abrite par ailleurs des logements militaires et un hôpital.
Une mairie d'arrondissement a été évacuée.
La Turquie a été frappée aux cours des dernières années par plusieurs attentats meurtriers.
Les attentats de 2003 ont été les plus sanglants de l'histoire de la Turquie. Des véhicules remplis d'explosifs conduits par des terroristes islamistes ont frappé à Istanbul deux synagogues le 15 novembre, puis le consulat britannique et la banque HSBC le 20 novembre, faisant 63 morts et 600 blessés.
Les séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit) et des organisations d'extrême gauche ont également été montrés du doigt par les autorités pour une série d'explosions dans les grandes villes et les stations estivales.
AFP