Le Centre Marocain de Conjoncture (CMC) vient de publier sa dernière Lettre mensuelle. Elle a pour thème principal l’impact de la crise financière sur l’économie marocaine.
En effet, sur le plan national, la crise financière aura des effets négatifs sur les échanges commerciaux, la demande générée par les activités du tourisme, les transferts des MRE ainsi que les apports en investissements directs, bien plus que sur les flux à caractère purement financier
Concernant le secteur immobilier et malgré la propagation de la crise aux différents secteurs de l’économie, la conjoncture immobilière continue son expansion. En effet, le secteur immobilier semble continuer sur son trend haussier compte tenu de l’importance de la demande potentielle de logement émanant des ménages marocains (93 000), de l’offre soutenue par les pouvoirs publics afin de résorber le déficit en logement cumulé (614 000) et l’accroissement du volume des IDE dans l’immobilier.
Concernant l’évolution des prix des matières premières, on assiste depuis juillet 2008 à une tendance baissière spectaculaire alors que les prix n’avaient cessé d’augmenter depuis 2002. En effet le prix du pétrole qui avait atteint 148$ en juillet est inférieur à 60$ aujourd’hui. Cette baisse a entraîné dans son sillage celle des cours du blé, du mais, du cuivre et du nickel ; de plus l’indice RJ CRB qui regroupe les évolutions de dix-neuf produits de base a perdu 30% sur la même période. Ce recul est du d’une part à l’anticipation par les investisseurs de la baisse de l’activité économique suite à la crise financière et d’autre part au retour en force du dollar poussé par la mauvaise situation économique de part le monde.
Dans ce contexte, l’économie marocaine parvient encore à résister à condition de s’adosser à des politiques budgétaires et économiques structurellement saines cependant les incertitudes demeurent nombreuses.
La lettre du mois de novembre aura pour thème principal le Budget 2009.
Communiqué de presse
Menara.ma