Le nouveau film du réalisateur marocain Nabil Ayouch, "Whatever Lola Wants", est depuis mercredi sur les écrans français.
Ce film, qui ressemble tout autant à un manifeste politique qu'à un spectacle poétique, se veut un conte des Mille et Une Nuits qui parle de dialogue entre les peuples.
Dans cette nouvelle réalisation, Nabil Ayouch, à l'instar de ses héroïnes Lola et Ismahan, réunies à la croisée des chemins entre Orient et Occident, joue la carte de la (ré) conciliation entre deux régions qui lui sont chères.
Lola, jeune new-yorkaise vivant de ses modestes revenus de facteur en rêvant de devenir danseuse, découvre un jour, par le biais de son meilleur ami Youssef, Egyptien installé à New York, l'histoire d'Ismahan, star de la danse orientale et véritable légende au Caire.
Un jour, elle croise le regard de Zack, tout droit venu d'Egypte. L'idylle tourne rapidement court quand ce dernier prend conscience des différences culturelles qui les séparent et rentre au Caire.
Sans réfléchir, Lola, aussi impulsive que naïve, décide immédiatement de le rejoindre. Arrivée dans la capitale égyptienne et déçue par l'accueil de la famille de Zack autant que par l'attitude du jeune homme, Lola se met en tête de retrouver la danseuse Ismahan puis de la convaincre de lui enseigner l'art du déhanché.
Né en 1969 à Paris, Nabil Ayouch débute par la publicité en 1992 et la même année signe son premier court métrage "Les pierres bleues du désert" avec Jamel Debbouze. En 1997, il réalise son premier long métrage "Mektoub", premier film à représenter le Maroc à l'Académie des Oscars, puis il tourne quatre ans plus tard son deuxième long métrage "Ali Zaoua, prince de la rue".
MAP