L'armée israélienne a lancé vendredi une incursion à Gaza, où des combats l'opposaient à des activistes palestiniens, après des menaces d'Israël de frapper le Hamas tenu responsable pour une attaque meurtrière.
Cible de cette attaque mercredi qui a coûté la vie à deux Israéliens, le terminal de Nahal Oz, seul point de transit des carburants entre Israël et la bande de Gaza, était toujours fermé, a indiqué l'armée.
A l'aube, des soldats ont pénétré à bord de chars dans la bande de Gaza, près de la localité de Boureij (centre), où ils affrontaient des combattants palestiniens, selon des sources palestinienne et israélienne.
Selon des témoins, cette incursion était limitée et les blindés étaient cantonnés à environ un kilomètre de la frontière.
La quinzaine de chars et deux bulldozers de l'armée se sont attirés des tirs nourris des combattants de plusieurs groupes armés, qui ont fait usage de roquettes anti-char et d'obus de mortier, selon ces sources.
Au moins quatre Palestiniens, dont deux adolescents, ont été blessés dans les combats, selon une source médicale palestinienne.
L'armée israélienne a indiqué avoir mené un raid aérien contre des militants et confirmé que des obus de mortiers avaient été tirés par les combattants palestiniens. Le raid n'a pas fait de victime.
L'incursion près de Boureij est une "opération de routine", a assuré une porte-parole de l'armée.
Elle a suivi de quelques heures un raid aérien israélien jeudi soir dans lequel deux activistes, les cousins Mohammed et Amine al-Najjar, âgés d'une vingtaine d'années, ont été tués dans le sud de la bande de Gaza.
Les deux membres du Hamas, appartenant à une unité stationnée à la frontière entre Israël et la bande de Gaza pour faire face à d'éventuelles incursions israéliennes, ont été tués par le tir d'un missile israélien dans le secteur de Khazara, à l'est de Khan Younès, selon des sources médicales.
Une porte-parole de l'armée israélienne a confirmé qu'un avion avait ouvert le feu en direction d'hommes armés dans ce secteur.
Ces opérations interviennent après les menaces des dirigeants israéliens de frapper le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, tenu responsable pour l'action commando menée contre le terminal de Nahal Oz par des activistes qui ont réussi à s'infiltrer dans le sud d'Israël.
Deux gardes israéliens du terminal ont été tués dans l'opération revendiquée par le Jihad islamique et deux autres groupes armés palestiniens, les Comités de la résistance populaire et les brigades des Moujahidine.
Le même jour, sept Palestiniens ont péri dans des représailles israéliennes.
"Le Hamas aujourd'hui dirige la bande de Gaza, et cette organisation et ses membres portent la responsabilité de cette terreur incessante. Il devra supporter le prix inévitable de ces actions", a déclaré jeudi soir le Premier ministre Ehud Olmert devant des membres de son parti Kadima.
"Je vous promets que la réponse contre le Hamas sera telle qu'il ne pourra plus agir contre les citoyens israéliens", a-t-il poursuivi.
"Nous allons régler nos comptes avec le Hamas qui est seul responsable de tout ce qui se passe dans la bande de Gaza. Nous choisirons le moment et l'endroit voulus", a prévenu de son côté le vice-ministre de la Défense Matan Vilnaï.
MAP