Le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge a déclaré lundi à Olympie qu'il ne voyait pas se dessiner d'"élan" sur la scène internationale pour un boycott des Jeux olympiques de Pékin, en dépit de la répression du régime chinois au Tibet.
"La plupart des grands leaders politiques ne veulent pas de boycott. Bush ne veut pas de boycott, Sarkozy ne veut pas de boycott, Brown ne veut pas de boycott (...) Il n'y a pas d'élan pour un boycott", a déclaré devant la presse le président du CIO, peu avant la cérémonie d'allumage de la flamme des Jeux de Pékin.
"Je respecte le jugement des organisations de défense des droits de l'Homme mais elle ne sont pas représentatives de leurs pays", a-t-il ajouté.
Critiqué par les opposants au régime de Pékin pour son silence sur les émeutes survenues il y a dix jours au Tibet, suivies d'une intensification de la répression, M. Rogge avait déclaré lundi qu'il jugeait que les Jeux apporteraient une ouverture à la Chine.
"Nous pensons qu'en ouvrant la Chine au regard du monde à travers les 25.000 représentants des médias qui assisteront à la manifestation olympique, le pays changera. Les Jeux olympiques sont une force au service du bien. Ils sont un catalyseur de changement, non un remède à tous les maux", a-t-il dit.
Jacques Rogge est à Olympie, berceau des jeux sous l'Antiquité grecque, pour assister à la traditionnelle cérémonie d'allumage de la flamme, placée cette annnée sous haute surveillance par les autorités grecques en raison de la crainte de manifestations d'opposants au régime chinois.