Le programme d'investissement relatif à la gestion déléguée des services de distribution d'électricité, d'eau potable et d'assainissement liquide dans la région du Grand Casablanca s'élève à 10,5 milliards de dirhams (MMDH).
Cette enveloppe a été annoncée lors d'une rencontre avec la presse, tenue lundi à Casablanca pour jeter la lumière sur les grandes lignes du protocole d'accord signé, vendredi à Rabat, entre les représentants de l'Autorité délégante et la société délégataire.
Lors de cette rencontre, le Wali de la région du Grand Casablanca, Mohamed Kabbaj, le président du conseil de la ville, Mohamed Sajid, et le directeur général de Lydec, Jean-Pierre Ermenaul, ont précisé que ce protocole d'accord, portant sur la révision du contrat de gestion déléguée, prévoit la réalisation de projets d'investissement qui ont fait l'objet d'un accord commun et nécessitaient des augmentations de tarifs.
Ces projets concernent des investissements complémentaires en électricité (2,32 MMDH), assainissement liquide (5,14 MMDH), eau potable (2,03 MMDH), éclairage public (350 millions DH), en plus d'une enveloppe budgétaire de 180 millions prévue dans cadre de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH) et autres investissements d'une valeur de 480 millions DH.
Les représentants de l'autorité délégante et la société délégataire ont également convenu d'augmenter le taux de réalisation des investissements de 150 % pour la période 2008-2015 et de réduire substantiellement l'assistance technique de 85 pc. Cette assistance doit être soumise à l'accord préalable de l'autorité délégante.
Selon les deux parties, toutes ces actions permettent la baisse du taux de rentabilité interne réel du projet, lors des prochaines années, de 14,6 % prévu dans le contrat à 9,49 %.
Elles s'engagent aussi à mettre en application les accords signés et à actualiser leurs dispositions juridiques qui feront l'objet d'avenant à annexer au contrat de gestion déléguée.
Le protocole d'accord conclu entre la Lydec et l'autorité délégante vient couronner les efforts déployés par les deux parties depuis le début des négociations en décembre 2006, sur la révision du contrat de gestion déléguée.
Le protocole insiste sur la nécessité du renforcement des capacités de l'Autorité délégante afin de garantir un suivi efficace et transparent des services rendus aux citoyens, du respect des engagements contractuels et sur la nécessité de l'adhésion totale de la société délégataire.
MAP